Espoirs déçus mais combien ambigus

25/06/2023
Pendant quelques heures, une partie de l'opinion publique occidentale a espéré en la rébellion des troupes de Prigojine. S'il renversait Poutine et sa clique, la guerre en Ukraine pouvait s'arrêter et la menace qui pèse sur nos têtes s'édulcorer voire disparaître, ce qui n'était d'ailleurs nullement prouvé.

Après le retour des troupes de Wagner dans leurs casernes et le départ de Prigojine, nous voilà bien marri.

Pourtant, il était assez paradoxal de fonder nos espoirs de paix dans l'action d'une troupe qui serait plus proche de la division SS « Das Reich » tant pour son recrutement que surtout pour ses méthodes que d'une armée de bons apôtres. Par ailleurs, dans la Russie de Poutine où les manipulations de toutes sortes sont la règle de gouvernement, cette rébellion n'arrangeait-elle pas certains milieux proches de Poutine pour resserrer les rangs voire éliminer les mous.

Notre attitude est révélatrice de notre désarroi collectif face à l'invasion de l'Ukraine et aux nuages noirs qu'elle fait planer sur l'Europe. Heureusement, que le sang froid de nombreux dirigeants occidentaux et des organismes militaires en charge de notre protection (OTAN,…) a évité un emballement qui ne nous laisserait que nos yeux pour pleurer.

Cela dit, cet épisode devrait réduire nos espoirs d'un effondrement intérieur du régime russe. Un peu comme ceux qui croyait que bombarder intensivement les civils allemands de Dresde ou Hambourg, ferait s'écrouler le régime hitlérien. C'est malheureusement en armant avec mesure proportionnée l'armée Ukrainienne pour qu'elle puisse continuer à résister voire à retrouver ses frontières internationales que ce conflit pourra trouver un jour une issue honorable pour les parties.

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